dimanche 29 mai 2016

CESTI: Les grandes leçons d'une semaine d'intégration

Des membres de l'Amicale à la soirée de gala
Match de football, conférences-débats, projection de film, dégustation de mets africains, dîner de gala et autres prestations artistiques et culturelles. L'Amicale des étudiants du Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information a bien réussi l'organisation de la semaine d'intégration, édition-2016. J'en retiens 4 grandes leçons pour avoir été à la fois un acteur passif et un observateur conséquent.

1- Marquer. Faire de sa vie professionnelle, une vie réussie afin de mériter plus tard, la reconnaissance ou les hommages de ses pairs et ceux des autres. C'est bien d'être cité en bon exemple pendant, avant ou après sa carrière.

2- Oser. La 45ème promotion a sorti son film, le premier dans l'histoire du CESTI. Le Centre regorge de réalisateurs en herbe à révéler et à former.

3- Réorganiser. Les étudiants du CESTI adorent jouer au football mais ne sont pas performants sur l'aire de jeux. Que de matchs perdus!

4- Varloriser. D'autres talents y sont encore cachés; des vedettes en herbe, des instrumentistes professionnels à révéler au grand public.

Les futures amicales ont encore du pain sur la planche.

samedi 28 mai 2016

FOOTBALL SÉNÉGALAIS: PEUT MIEUX FAIRE.

L'histoire du football sénégalais est très riche en enseignements. Des anciennes gloires aux stars d'aujourd'hui, le parcours est élogieux ont reconnu Oumar Dioume, ingénieur-chercheur, auteur de plusieurs ouvrages sur les grands sportifs noirs, et Aliou Cissé le sélectionneur de l'équipe nationale. 

Face aux étudiants du CESTI le 4 mai dernier, ils ont répertorié les maux qui minent le sport roi sénégalais qui, selon eux, serait en crise: instabilité au plan institutionnel notamment au niveau des ministères, problème de sélectionneurs, manque de patience, mauvaise organisation, manque de professionnalisme, la question des primes et le manque de patriotisme.

 A ces problèmes, les conférenciers suggèrent un plan d'urgence de professionnalisation des joueurs, le paiement des impôts des internationaux sénégalais dans leur pays pour un nouvel modèle économique, la réaffectation de certaines ressources financières à l'équipe nationale, la création et l'entretien d'une équipe nationale "localisée au Sénégal". 

Enfin, Oumar Dioume et les anciens joueurs sénégalais présents au rendez-vous de Carrefour d'actualité ont proposé la création d'un conseil permanent d'anciens joueurs. Ils constituent, à en croire leurs propos, une mine d'expériences jusque là inexploitée en matière d'expertise. Ils ont invité les étudiants du Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information de Dakar à s'investir dans la production de contenus de presse dans le domaine du football.

vendredi 29 avril 2016

LES MILLENNIALS SENEGALAIS

"Aux Etats-Unis, on les appelle les Millennials, la génération du millénaire". Comme l'a expliqué l'Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, le mercredi 27 avril aux étudiants du CESTI à Dakar, ce sont les personnes nées entre 1980 et 1990. Ils ont un regard différent du monde, du fait de l'influence des nouvelles technologies. James Zumwalt souhaite une jeunesse sénégalaise à l'image des Millennials américains. Cette jeunesse doit être capable de "créer et de diriger" sa propre entreprise. A titre d'exemples, il cite de jeunes entrepreneurs sénégalais qui ont réussi dans la création de petites entreprises. Pour encourager la jeunesse africaine, le Président américain avait créé en 2010, le Young African Leaders Initiative ( YALI ). Ce programme destiné à stimuler la jeune génération a déjà profité à une trentaine de jeunes leaders sénégalais. Ces deux dernières années, ils ont été formés au monde des affaires, à l'administration publique et à la société civile dans de grandes universités américaines. Sur le terrain, certains parmi eux laissent déjà des traces. A Guédiawaye, le premier système de filtration d'eau a été construit grâce au projet "Banlieue Up" d'Abou Gueye. 

vendredi 22 avril 2016

LA PALESTINE, HIER ET AUJOURD'HUI

         
S.E.M Safwat Ibraghith, Ambassadeur de la Palestine au Sénégal
 L’Ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Safwat Ibraghith a entretenu, le mercredi 20 avril, à Dakar, les étudiants du CESTI sur la question palestinienne, son histoire et ses enjeux géostratégiques. En plus d’un siècle d’existence, rien n’a bougé en faveur de la Palestine, fait remarquer le nouvel ambassadeur. Ses terres sont toujours occupées avec une recrudescence de la violence. La question des colonies, Jérusalem, les frontières, l’eau et les réseaux routiers sont encore d’actualité malgré la signature et le respect des différents accords civils et militaires. L’humanitaire a pris le pas sur le politique. Pour le peuple palestinien, c’est « une véritable humiliation ». La Palestine pauvre et affaiblie, restera un peuple malade d’espoir. Chaque mois, chaque semaine, chaque jour est porteur de date symbolique et historique.


         Le conférencier est revenu sur quelques dates clé de l’histoire de la Palestine : les accords de Sykes Picot en 1916, la mainmise britannique sur la Palestine en 1920, le plan de partage de l’ONU de 1947, la résistance de Yasser Arafat et de ses compagnons en 1965, l’accueil triomphal de l’OLP par la communauté internationale le 13 novembre 1974, la reconnaissance du droit palestinien avec les accords d’OSLO le 13 septembre 1993, etc. Des faits et dates qui montrent comment, Israël s’est battis sur les ruines de la Palestine.

vendredi 18 mars 2016

PRESSE SÉNÉGALAISE, "S'ADAPTER OU PÉRIR"


De gauche à droite: C.Thiam, B. Sonko et M.I.Kane
Invités au Carrefour d'actualité, le mercredi 16 mars dernier au Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information à Dakar, le directeur général du quotidien du service public "Le Soleil", Cheikh Thiam et le directeur général du journal "Stade", Mamadou Ibra Kane ont fait l'état des lieux de l'entreprise de presse au Sénégal, ses difficultés et les perspectives.

  Au cours des échanges, les deux conférenciers ont reconnu que la presse sénégalaise - malgré ses imperfections - est une presse de qualité dans la sous-région ouest-africaine.Toutefois, la multiplication, ces dernières années des supports et surtout l’avènement de la presse en ligne constituent de réelles menaces pour sa survie. Ils ont évoqué des problèmes structurels liés à l'absence d'une politique d'Etat, d'une politique de distribution et d'un modèle économique.

  Enfin, pour ces patrons de presse, il faudra réinventer un nouvel modèle économique, voire un nouveau contenu et si possible, aller vers le regroupement de la presse. Autrement dit, la presse sénégalaise doit s'adapter ou périr face au tout numérique.

lundi 14 mars 2016

LA RUPTURE, A VISAGE DECOUVERT

Patrice Talon, la rupture.
Les militants et sympathisants de la rupture jubilent. 24 heures après la confirmation des grandes tendances par la cour constitutionnelle, les plus sceptiques se rendent à l'évidence de la victoire de Patrice Talon au premier tour du scrutin présidentiel du 6 mars dernier. Le richissime homme d'affaire béninois sera bel et bien au second tour du scrutin le 20 mars prochain. Il sera face au candidat dauphin: le premier ministre Lionel Zinsou.
Face à la joie suscitée par ses performances au sein de la population, Patrice Talon doit savoir jouer avec les loups tapis dans sa bergerie. Il s'agit des transhumants occasionnels et professionnels, les caméléons de tous les régimes politiques. Aux heures chaudes de l'affaire de la présumée tentative d'empoisonnement du président Boni Yayi, ils étaient les principaux acteurs des marches anti-Talon, les organisateurs des messes et cultes d'actions de grâce à Dieu pour avoir sauvé le Bénin et son président des griffes de leur démon désigné: "Talon le traite". A l'époque, il y avait au rang des chefs d'orchestre de cette campagne de dénigrement, d'injures et de manipulation, des journalistes, des religieux, des médias, des députés, des chefs de partis politiques, des opérateurs économiques et bien évidemment, tous les ministres et directeurs centraux du régime Yayi. Tout ce monde jadis bourreaux de Patrice Talon voudront protéger leurs arrières en se ralliant au groupe de la Rupture. Il pourrait s'agir d'un simple mariage de raison. Que ceux qui soutiennent Patrice Talon lèvent la main et s'expriment à visage découvert!

samedi 5 mars 2016

PRÉSIDENTIELLE BÉNIN: LA CUISSE DE JUPITER AU CONSULAT DE DAKAR

"J'ai fini avec vous!", insiste Jupiter. Nous obéissons à l'injonction de la chef. La trentaine, la patate noire éclairée sûrement récoltée en saison sèche est amère. Son coursier n'est pas plus poli. Un mal voyant noirci par la fumée des gaz d’échappement des taxis-motos de Cotonou nous reproche curieusement de "l'infantiliser". En moins de cinq minutes, cet après-midi, nous quittons, malgré nous, la salle d'accueil du Consulat du Bénin au Sénégal.

 Nous ne saurons pas davantage sur les préparatifs du premier tour du scrutin présidentiel du Bénin à Dakar, la capitale sénégalaise. A force d'observer autour de nous, nous voyons des cartes d'électeurs non encore retirées, un registre et quelques futurs électeurs qui viennent au compte-goutte. Combien seront-ils? Combien de gens ont pu retirer leurs cartes? Les matériels lourds et sensibles sont-ils disponibles? Jupiter nous renvoie au site internet de la Commission Électorale Nationale Autonome. Elle n'a pas reçu mandat de nous parler. Elle est en mission et gare à celui qui touchera encore à sa cuisse!